Bizarrement, alors que l'industrie calcule que le consommateur moyen va voir plus de films et plus fréquemment l'été que durant l'année, mon cas est plutôt contraire. Alors que je vois habituellement un minimum d'un film sur grand écran (peut-être pas nécessairement au cinéma, mais à un ciné-club au moins) par semaine durant l'année scolaire en excluant ceux vus en classe, l'été est souvent un temps mort pour moi concernant le cinoche. Habituellement je vais y voir un gros max de 2-3 films par mois (euh...en excluant le festival Fantasia dont je parlerai tout à l'heure). Pour la location vidéo c'est plutôt la même chose, pour cause que je vis en banlieue et donc que La Boîte Noire est une méchante trotte à partir de ma maison (environ une heure de transports en commun), alors que durant l'année scolaire je peux y passer quand je veux puisque j'étudies en ville.
Donc j'avoue n'avoir vu, depuis le début de mes congés, qu'un seul film au cinéma. Mais un film excellent, selon moi. C'est
C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée. Un film concernant avant tout les relations inter-générationnelles et mêlant autant de rires que de pleurs. Je ne veux pas m'étendre et faire une critique complète puisque ça fait quand même deux semaines que je l'ai vu, et malgré le fait qu'il reste gravé dans ma mémoire je ne me sens plus apte à en faire une critique correcte comme si je l'avais vu hier. Pour en parler rapidement je pourrais dire que l'histoire est extrêmement bien fignolée, plein de petits détails, de subtilités, de signes. Les comédiens sont excellents, je n'en ai pas remarqué un seul qui «faussait». La bande sonore est excellente (voyons voir... je crois bien que deux des toutes premières chansons sont
Sympathy for the Devil et
Space Oddity, chansons qui figurent toutes deux dans mon palmarès des meilleurs tounes de tout les temps). La photographie est très belle et les transitions très bien faites. Plusieurs m'ont dit que certains éléments étaient forcés (le parallèle avec Jésus à un moment précis du film, par exemple), mais j'y vois plus comme un soulignement conscient par le réalisateur qui illustre ici l'influence des croyances parentales sur la vie du fils (à la fois aliéné par et adhérant à cette religion).
Finalement, un très bon film à voir d'un réalisateur assez nébuleux jusqu'à maintenant.
D'autres courts et longs métrages réalisés par J-M Vallée selon le IMDb (je ne les ai pas vus) sont:
Les mots magiques,
Loser Love,
Liste Noire ainsi que quelques autres.
Sinon il y a aussi
Les États Nordiques de Denis Côté qui sera à l'affiche au Ex-centris tout le mois. J'avoue avoir eu la chance de voir ce film bien auparavant, puisque le directeur photo est un de mes enseignants et qu'il nous a présenté le film lors d'une scéance de ciné-club au début de 2005, en présence de Denis Côté. Vu que «la mémoire trop courte pour bien critiquer» s'applique encore plus ici force de temps passé, je n'ai pas grand chose à dire d'autre que c'est un film assez bon, d'une lenteur qu'on retrouve très rarement dans le cinéma québécois et d'un respect très palpable du respect cinéaste-intervenants. Le film est à mi-chemin entre un documentaire et une fiction, nous apprenant beaucoup sur «Radisson», la ville québécoise qui se trouve «là où la route se termine». Les acteurs ne sont autres que les gens du village (à part le personnage principal qui est comédien de métier), ce qui donne parfois une étrangeté à la scène, un ton très naïf mais intéressant (d'ailleurs mon prof avait beaucoup d'anecdotes bien cocasses à nous raconter sur les entrevues avec les gens du village). Si vous n'êtes pas au courant, le film raconte tout simplement l'histoire d'un homme qui met un terme à la vie de sa mère gravement malade et qui va l'enterrer «au bout du monde», au village non-autochtone le plus au Nord du Québec, où il prendra le temps de recommencer sa vie.
Le film était dans la sélection pour la Quinzaine à Cannes mais a été parmi les derniers à être enlevé de la liste. Il est en ce moment-même officiellement retenu pour un autre grand festival international, mais je viens d'apprendre (par le journal quand même) que mon prof m'a donné une information privilégiée et donc que je n'ai pas le droit d'en parler... ;-P
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Le mois de juillet à Montréal rime avec...FANTASIA! Et encore une fois je serais spectatrice active à ce festival de films fantastiques et de genre que j'ai connu en 2001, à l'époque où le festival se tenait encore au Cinéma Impérial (vous vous rendez compte? Ils avaient présenté cette même année la nouvelle copie restaurée de
Akira!). Je dis «spectatrice active» parce que le nombre de films que j'y vois se compte par dizaines à chaque édition. La programmation a paru cette semaine, mais la vente de billet ne débutera que le 5 juillet, le festival se tenant du 7 au 25 juillet au Théâtre Hall et à la salle J.A. De Sève des deux pavillons de Concordia accessibles par le métro Guy.
Pour plus d'information vous pouvez visiter www.fantasiafest.com (les programmes papiers ne seront pas en vente avant le 30 juin).
Pour ma part j'essaierais de glisser quelques mots concernant les films les plus marquants que j'y aurai vu.
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Une dernière petite note: les critiques mangas dont je parlais dans mon message précédent seront publiées non pas sur mon blogue mais sur le site à
narF, dans la section Fanclub, sous-section «Fanclub à Ariane».