jeudi, janvier 05, 2006

Wow!
Je suis positivement surprise! Les deux nouvelles émissions que j'ai vues ce soir sont de très bonne facture, instructives et critiques! Tout cela à Radio-d'un-océan-à-l'autre!
I'm flabbergasted!


Évidemment, je parle de Ici Louis-José Houde et du Fric Show. Deux émissions d'une demie-heure chacune, sur lesquelles Radio-caca compte beaucoup, puisqu'elles sont programmées au moment de la semaine où les cotes d'écoute sont les plus élévées: le jeudi soir.

Je n'ai pas besoin de vous décrire les concepts, puisque Radio-canevas fait assez de publicité pour ses propres shows pour que ça soit complètement inutile d'en dire plus sur le contenu.
En tout cas, les deux émissions sont de très bonne facture, et plus crédible que des émissions comme Véro ou Janette, qui visent sur le kétaine de votre mère tante.


C'est à voir absolument, selon moi.




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À quand le retour des Chick'N'Swell? J'écoutais leur DVD tantôt...
Il combat tout les démons: Super Curé, Super Curé!

mardi, octobre 04, 2005

Le chocolat c'est pas ton truc, Tim.

Lundi soir j'ai finalement été voir Charlie and the Chocolate Factory, puisque mon prof m'a enlevé le goût de me jetter sur Oliver Twist à sa première semaine malgré le fait que je sois une grande fan de Polanski. J'ai donc été au «&?)&!)X*!» de Paramount parce que c'était la seule salle où ça jouait encore et j'ai payé vraiment trop cher (12.50$) pour une place dans une salle IMAX (alors que depuis que je suis très petite, je fais des nausés et des mals de tête à chaque fois que je rentre dans ces salles-là).

Mais pour parler du film en tant que tel...
J'ai été très déçue. Y'a un bail que je ne me fis plus vraiment aux commentaires des autres à propos d'un film, mais mon admiration pour Tim Burton me faisait croire qu'il serait impossible qu'il fasse de ce classique une bouze totale. Chapeau, Burton! Hélàs...
Non, non, non, c'est pas si pire. Mais c'est quand même assez mauvais. Je vais essayer en un premier temps à m'en tenir à une critique qui ne prend pas en considération l'existence d'une première version de ce classique, par Mel Stuart, comme mentionné sur mon blogue vers le début de l'année.

D'abord il y a toute cette très longue introduction qui ne nous apprend finalement que des trucs assez inutiles: pourquoi insiste-t-on à ce point sur l'ancien emploi du grand-père à la chocolaterie? La sénilité soulignée à grands traits de la grand-mère apporte-t-elle réellement quelque chose? Et c'est sous-titres «20 ans avant», «15 ans avant» dans les flashbacks: sommes-nous réellement des idiots? Le traitement des scènes du temps passé est assez différent à celui du présent pour qu'on puisse couper sur ces repères mal placés.

Puis, il y a tout l'épisode de la recherche des billets d'or. Répétition et mocheté. La caricature devient elle-même risible lorsqu'elle se veut à ce point être remarquée. Encore une fois, un manque de subtilité, monsieur Burton. D'ailleurs, quelqu'un veut bien me dire pourquoi le petit Allemand est blond aux yeux bleus et qu'il est entouré de saucisses?

Johnny Depp. Son jeu ne me semble pas mauvais, mais j'ai l'impression qu'il ne comprend pas son personnage, puisque finalement, nous ne le comprenons pas non plus. Personnellement, j'ai trouvé les flashbacks assez inutiles. Ils expliquent peut-être pourquoi ultimement, Willy est devenu chocolatier (très original, le thème du conflit père-fils), mais alors à quoi sert la scène de la réconciliation? Un tas de choses qui me donnent l'impression que le film a été mal préparé et mal écrit, malheureusement.

Cependant, il n'y a pas que du noir. Comme on pouvait s'y attendre avec Burton, la direction artistique est impeccable. J'adore l'aspect hyper-coloré de la chocolaterie versus la ville, et les éléments expressionnistes parsemés ici et là. Les passes des Oompa Loompa sont hilarantes, comme la musique qui les accompagne. Les acteurs jouent bien, ce qui surprend beaucoup du côté des enfants, d'ailleurs.

Finalement, pour en revenir à la comparaison à laquelle on ne pouvait fuir: la version de 1971 est mille fois meilleure, avant tout pour sa subtilité. Quand on la regarde, on se pose des questions: le film s'adresse-t-il vraiment à un public d'enfants, ou avons-nous raison d'y percevoir des choses étranges te morbides? Gene Wilder jouait un Willy Wonka sans passé, sans explications: un rôle troublant, donc, par l'incapabilité de notre part de pouvoir faire la moindre hypothèse. La pauvreté de la famille Bucket était jouée beaucoup plus sobrement mais cent fois plus crédible et on croyait réellement à la Justice que Wonka apportait à la fin (certains sont même allés jusqu'à dire du film de Stuart qu'il était une métaphore de la foi judéo-chrétienne).


Tout cela est très négatif. Ça doit être parce que ça faisait très longtemps que j'avais été au cinéma et que ça a été une expérience plate pour renouer avec la salle obscure.


NB: Je suis présentement en train de travailler sur un cours métrage que nous réalisons en équipe de quatre, pour le CEGEP. Le tournage se trouve à être les deux dernières fins de semaine d'octobre, puis nous montons jusqu'à la fin de la session. Un stress intense me prend à toutes les fois où je me mets à penser au tournage. J'ai bien peur de devoir avouer que j'en ai pas bien envie.

mardi, juillet 26, 2005

Fin de la 9ème édition du Fantasia

Voici le communiqué apparu sur le site officiel, www.festivalfantasia.com . Comme vous le voyez, trois de mes quatre coups de coeur en resortent gagnants!

Le 26 juillet 2005
Le jury officiel du festival Fantasia, présidé par le réalisateur Érik Canuel et composé de Daniel Andréani (Agence Diesel), Nabi-Alexandre Chartier (MusiquePlus), Pierre Dalpé (Partners Montréal), Michèle Grondin (Radar Films) et Patrick Masbourian (Ztélé et TQS) ont présenté leur palmarès au public.

Palmarès officiel du 9ème Festival International de
films de genre Fantasia :

Meilleur film :
Mind Game (Japon, Yuasa Masaaki)

Meilleur réalisateur : Ex æquo
Gen Sekiguchi - Survive Style 5 + (Japon)
Yuasa Masaaki - Mind Game (Japon)

Meilleur scénario :
Yuasa Masaaki - Mind Game (Japon)

Meilleure cinématographie :
Kosuke Matushima - The Taste of Tea (Japon)

Meilleur acteur :
Choi Min-sik – Crying Fist (Corée du Sud)

Meilleure actrice :
Kate Greenhouse – Dark Hours (Canada)

Prix spécial - Accomplissement visuel :
Yuasa Masaaki - Mind Game (Japon)


Les prix du public Fantasia 2005

Meilleur film d’Asie

Fantasia d’or : Ex æquo
Survive Style 5 + (Gen Sekiguchi, Japon, 2004)
The Taste of Tea (Katsuhito Ishii, Japon, 2004)

Fantasia d’argent :
Crying Fist (Ryoo Seung-wan, Corée du Sud, 2005)

Fantasia de bronze : Ex æquo
Arahan (Ryoo Seung-wan, Corée du Sud, 2004)
Godzilla – Final Wars (Ryuhei Kitamura, Japon 2005)

Meilleur film européen ou américain

Fantasia d’or : Ex aequo
El Lobo (Miguel Courtois, Espagne, 2005)
Trouble (Harry Cleven, Belgique/France, 2004)

Fantasia d’argent :
The Devil’s Rejects (Rob Zombie, ÉUA, 2005)

Fantasia de bronze :
Night of the Living Dorks (Matthias Dinter, Allemagne, 2004)

Meilleur film d’animation

Fantasia d’or :
Mind Game (Yuasa Masaaki, Japon, 2004)

Fantasia d’argent :
The Place Promised in Our Early Days (Makoto Shinkai, Japon, 2005)

Fantasia de bronze :
Live Freaky! Die Freaky! (John Roecker, États-Unis, 2004)

Film le plus innovateur

Fantasia d’or :
Survive Style 5 + (Gen Sekiguchi, Japon, 2004)

Fantasia d’argent :
Mind Game (Yuasa Masaaki, Japon, 2004)

Fantasia de bronze :
The Taste of Tea (Katsuhito Ishii, Japon, 2004)

Meilleur court métrage

Fantasia d’or :
Kakurenbo (Shuhei Morita, Japon, 2005)

Fantasia d’argent :
Flat Life (Jonas Geirnaert, Belgique, 2004)

Fantasia de bronze :
Redrat: La Rata Retobada (Guillermo Kloetzer,Uruguay, 2004 )

samedi, juillet 23, 2005

Fantasia [No.3]

Un père de famille qui se prend pour un oiseau, la violente revenante d'une conjointe morte et enterrée, trois ados voleurs qui parlent toujours de sexe, une publiciste qui fixe sur son travail, un tueur à gage Anglais qui demande aux gens «l'utilité» de leur vie avant de les achever. Ce sont les personnages colorés (littéralement) dont on retrouve les histoires entrecroisées dans Survive Style 5+, film de Gen Sekiguchi et Taku Tada, un film unique, sublime et phénoménal qui m'a complètement soulevée de ma chaise lorsque je l'ai vu hier au Fantasia. «A life changing experience***».




Par où commencer? Il y a tant de choses à dire sur ce film extrordinaire! À commencer par le récit, qui est en fait un bouquet d'histoires (il y en a plus que cinq, comme le titre l'indique, mais les autres sont suivies moins longtemps) qui se croisent plus ou moins; certains personnages des différentes histoires intéragissent, d'autres ne vont que se voir, se croiser. Tout est monté de façon impeccable. On passe de l'histoire d'un personnage à un autre par des liens ingénieux et certains raccords sont extrêmement beaux à voir. Tout est trop extravagant, trop coloré (encore plus que dans un film japonais habituel!) or la fine différence entre réalité et fiction est presque oubliée par le spectateur tellement on entre dans le jeu. Je ne vois donc aucune faiblesse dans ce scénario saturé en éléments grotesques et hilarants.



Les comédiens sont à eux seuls un gros morceau dans ce film où les personnages sont mis de l'avant. On retrouve donc des acteurs talentueux, dont plusieurs sont bien connus et reconnus. Entre autres Tadanobu Asano, que j'ai connu grâce à son rôle (l'oncle) dans The Taste of Tea, mais qui est aussi bien connu pour avoir personnifié Kakihara dans Ichi the Killer et avoir joué dans Zatôichi, parmis tant d'autres films. Ici il incarne un homme qui tente d'assassiner sa conjointe, malheureusement immortelle. Il y a aussi Yosiyosi Arakawa, que l'on retrouvait l'an passé au Fantasia dans l'exceptionnel Ping Pong. Vinnie Jones, acteur Anglais bien connu ayant joué dans Lock, Stock and Two Smoking Barrels ainsi que dans Snatch.



Tous les éléments du film sont très travaillés: les décors et les costumes donnent un ton encore plus surréaliste à l'histoire, la photographie est très belle: on a l'impression d'être devant une toile vivante à tout moment, mais une toile peinte au marqueurs fluos et aux surligneurs, tellement les couleurs sont saturées. La musique est très bien incorporée au mélange, on sent que le son a été travaillé: contrairement à la tendance générale du kétaine asiatique (j'aime beaucoup le cinéma asiatique, mais force est de constater un certain kitsch, qui peut dans certains cas être très cool) qui met de la musique de bord en bord des films, quelque chose qui me dérange de plus en plus fortement. Les chansons sont d'ailleurs très bien sélectionnées et restent dans la tête après le film. La mise en scène est parfaite, à un point tel qu'elle nous hypnotise à certains moments. Elle peut aussi causer la perte de votre mâchoire inférieure, qui se décrochera sûrement du reste de votre tête à un moment où à un autre (moi ça a été au début de la scène dans l'avion puis au spectacle d'hypnose).




Un film qui, comme c'était le cas de The Taste of Tea, un autre coup de coeur Fantasia 2005, fait l'éloge de la folie et de l'excentricité, cette fois-ci dans un quotidien moins «normal» mais peut-être, qui sait, plus près de notre réalité que nous le croyons. Comme le dit la devise du film: «Nobody is Perfect»...


Bonne fin de Fantasia à tous les fans! Pleurez pas trop quand ce sera fini... Ça reviendra l'an prochain!




***C'est ce que disait un critique concernant Mind Games, un autre film présenté au Fantasia et dont j'ai parlé dans mon Fantasia [No.1]. Je trouve que cette phrase s'applique aussi bien (et «encore plus» dans mon cas) à Survive Style 5+.

lundi, juillet 18, 2005

Fantasia [ No. 2]

Onze films de vus jusqu'à maintenant et un nouveau coup de coeur à proposer, bien qu'il ne soit plus présenté au Fantasia (malgré ses deux présentations à guichet fermé). C'est Kamikaze Girls, un excellent film japonais par Tetsuya Nakashima.


En fait c'est l'histoire d'un Lolita japonaise, c'est-à-dire une adepte d'un mouvement de mode/société purement japonais qui se base sur un amour de certains styles vestimentaires de d'autres époques: Rococo, époque victorienne, style «French Maid», etc. (c'est un style qui est souvent associé au mouvement gothique lorsqu'il est exporté à l'extérieur du Japon). Cette jeune fille, complètement solitaire, née d'un père yakuza et d'une mère qui s'est sauvée avec son gynécologue, ne vit que pour une chose: ses vêtements. Et c'est justement en essayant de ramasser plus d'argent pour s'en payer d'autres encore qu'elle rencontre une fille vraiment trash, Ichiko, membre d'une bande de motardes, sans manières, s'habillant «n'importe comment» et qui, en plus, crache! Comment une amitié pourrait-elle se fonder entre ces deux jeunes femmes? Et va-t-il vraiment s'en fonder une?




Tetsuya Nakashima fait un vrai tour de force dans ce film ou direction photo et direction artistique sont particulièrement travaillées. Travellings en moto en campagne, bagarres dans la bouette, contrastes entre les «gens simples» et Momoko, la jeune lolita. Et que penser de cette magnifique scène sur laquelle le film commence, où Momoko, projetée dans les airs par une collision avec un camion de choux, vole entre vie et mort au dessus des champs. C'est à en couper le souffle. CGI et dessins animés font leur apparition eux aussi dans le film, toujours très bien intégrés. L'histoire, même si on peut ne pas adhérer à son fond, est très intéressante et amusante. Une chose est sûre: on ne s'ennuie pas une seconde en écoutant Kamikaze Girls et certaines scènes nous restent gravée dans la mémoire pour probablement très longtemps, telle la bataille où par dessus les coups de barres de métal et les engulades de motardes, on n'entend que le calme précieux du Danube Bleu...

Nouveau compteur

Petite note pour annoncer l'arrivée, vendredi, d'un compteur à la droite de l'écran. Vous pourrez ainsi être aussi étonnés que moi du traffic sur mon humble blogue...

mardi, juillet 12, 2005

FantAsia [ No. 1]

Je mentionnais dans mon message précédent deux films «coup de coeur». J'ai pour le moment (et malgré ma fatigue) un peu de temps pour tenter de vous convaincre d'aller les voir, avant qu'il ne soit trop tard (en fait il est déjà trop tard pour Mind Game dont la dernière présentation était ce midi)...


Mind Game de Masaaki Yuasa (Japon), dessin animé
Nishi est tué de façon ridicule par un mec louche qui agresse Myon, la fille dont il est amoureux depuis douze ans. Confronté à Dieu, qui se moque de la vie absurde que le jeune homme a vécu, Nishi refusera la situation et retournera au monde des vivants, quelques secondes avant sa mort. Après avoir tué l'agresseur, il se sauvera avec Myon et la soeur de celle-ci «vers un monde meilleur où il pourra en faire qu'à sa tête», avant d'être avalé par une baleine géante...

Mind Game est une histoire simple doublée d'une animation inovatrice et impeccable et de situations complètement loufoques. En fait c'est probabablement l'équivalent japonais des Triplettes de Belleville. Énormément de références à des animes, de Robotech a Akira, c'est un film qui vous ferra certainement rire aux larmes, du début à la fin.

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The Taste of Tea de Ishii Katsuhito (Japon)
La vie quotidienne d'une famille habitant en province japonaise. La mère, artiste de dessins animés; le père, hypnotiseur; le fils, étudiant vivant une peine d'amour; la fille, qui veut se défaire de la «elle-même géante» (sorte d'amie imaginaire) qui la suit partout; l'oncle, hippie mixeur de sons et le grand-père excentrique.

Le film, qui se veut un hommage au calme quotidien comme à la folie qui se cache sous celui-ci, est extrêmement prenant. À la fois drôle, loufoque et mélancolique, l'histoire nous accroche dès le tout début (comme la très drôle «chanson de la montagne» qu'on entend vers la fin et qui nous reste prise dans la tête pour un bon bout de temps!!!) , avec une mise en scène qui recèle à la fois la lenteur contemplative asiatique et la folie japonaise.
Vous pouvez encore courrir le voir le 13 juillet à 21h30, ou à la supplémentaire le 16 juillet à midi (au Théatre Hall).

Sur ce je vous laisse, en esperant que mes fautes d'orthographe ne vous décourageront pas trop (je m'excuse, je suis très fatiguée).


Yamayoooo Yamayo! Yamayo Yamayooo! (je vous ai dit qu'elle restait dans la tête, la chanson!)

lundi, juillet 11, 2005

Festival Fantasia 2005

Aah! Il est déjà commencé! Ce festival qui me rend folle à chaque année aux mêmes dates, et qui laisse, une fois terminé, l'impression que Montréal est de nouveau une ville plate...Jusqu,au Fantasia de l'an prochain.

Je l'ai probablement déjà dit: je vais au Fantasia depuis 2001, la dernière année où ça se tenait encore à l'Impériale. À cette époque j'étais très impressionnée par la file d'attente qui faisait plusieurs coins de rue sur Sainte-Catherine.
L'année suivante il n'y a rien eu. Pas de Fantasia, travaux de réparation de l'Impérial à la dernière minute obligent. J'ai viré folle.

J'avais prévu une trentaine de films cette année, mais à cause de la job je n'ai acheté que la moitié des billets. Pour le reste on verra. Je suis déjà poquée au max puisque je n'ai pas passé un jour sans voir de film depuis vendredi (où ça a été le top score, avec trois films de suite), sans dire que j'en vois encore un ce soir.

Bon, je vous donne ma liste de films, en ordre chronologique:

-Plase Promised in our Early Days (ça a mal ouvert le bal, en fait...)
-Mind Game
-Portrait de petite Cossette

-Arahan

-The Taste of Tea

-Shaolin Temple

-Kamikaze Girls
-Cromartie High School

-Phantom Master: Dark Hero from Ruined Empire
-Otakus in Love

-All Babes want to kill me
-Survive Style 5+

J'ai déjà vu cinq films sur ces douze-là et quand j'aurai le temps (donc après le festival) je ne manquerai pas de vous en parler. J'étais censée voir Low Life après The Taste of Tea, hier, mais le premier film a été retardé de presque une heure -chose qui n'arrive jamais au Fantasia- et vu que je calcule mes horaires serrés et que Low Life était dans l'autre salle, finalement quand je suis sortie c'était déjà commencé depuis 30 minutes. J'ai fait échanger mon billet contre un coupon et donc je verrai un autre film n'importe quand (ET je ferrai un autre tour à la billeterie, ce qui veut dire acheter un autre paquet de billets).


À suivre...

PS: À voir absolument avant que tout soit terminé: Mind Game et The Taste of Tea.

samedi, juin 25, 2005

L'été et le cinoche...

Bizarrement, alors que l'industrie calcule que le consommateur moyen va voir plus de films et plus fréquemment l'été que durant l'année, mon cas est plutôt contraire. Alors que je vois habituellement un minimum d'un film sur grand écran (peut-être pas nécessairement au cinéma, mais à un ciné-club au moins) par semaine durant l'année scolaire en excluant ceux vus en classe, l'été est souvent un temps mort pour moi concernant le cinoche. Habituellement je vais y voir un gros max de 2-3 films par mois (euh...en excluant le festival Fantasia dont je parlerai tout à l'heure). Pour la location vidéo c'est plutôt la même chose, pour cause que je vis en banlieue et donc que La Boîte Noire est une méchante trotte à partir de ma maison (environ une heure de transports en commun), alors que durant l'année scolaire je peux y passer quand je veux puisque j'étudies en ville.

Donc j'avoue n'avoir vu, depuis le début de mes congés, qu'un seul film au cinéma. Mais un film excellent, selon moi. C'est C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée. Un film concernant avant tout les relations inter-générationnelles et mêlant autant de rires que de pleurs. Je ne veux pas m'étendre et faire une critique complète puisque ça fait quand même deux semaines que je l'ai vu, et malgré le fait qu'il reste gravé dans ma mémoire je ne me sens plus apte à en faire une critique correcte comme si je l'avais vu hier. Pour en parler rapidement je pourrais dire que l'histoire est extrêmement bien fignolée, plein de petits détails, de subtilités, de signes. Les comédiens sont excellents, je n'en ai pas remarqué un seul qui «faussait». La bande sonore est excellente (voyons voir... je crois bien que deux des toutes premières chansons sont Sympathy for the Devil et Space Oddity, chansons qui figurent toutes deux dans mon palmarès des meilleurs tounes de tout les temps). La photographie est très belle et les transitions très bien faites. Plusieurs m'ont dit que certains éléments étaient forcés (le parallèle avec Jésus à un moment précis du film, par exemple), mais j'y vois plus comme un soulignement conscient par le réalisateur qui illustre ici l'influence des croyances parentales sur la vie du fils (à la fois aliéné par et adhérant à cette religion).
Finalement, un très bon film à voir d'un réalisateur assez nébuleux jusqu'à maintenant.
D'autres courts et longs métrages réalisés par J-M Vallée selon le IMDb (je ne les ai pas vus) sont: Les mots magiques, Loser Love, Liste Noire ainsi que quelques autres.


Sinon il y a aussi Les États Nordiques de Denis Côté qui sera à l'affiche au Ex-centris tout le mois. J'avoue avoir eu la chance de voir ce film bien auparavant, puisque le directeur photo est un de mes enseignants et qu'il nous a présenté le film lors d'une scéance de ciné-club au début de 2005, en présence de Denis Côté. Vu que «la mémoire trop courte pour bien critiquer» s'applique encore plus ici force de temps passé, je n'ai pas grand chose à dire d'autre que c'est un film assez bon, d'une lenteur qu'on retrouve très rarement dans le cinéma québécois et d'un respect très palpable du respect cinéaste-intervenants. Le film est à mi-chemin entre un documentaire et une fiction, nous apprenant beaucoup sur «Radisson», la ville québécoise qui se trouve «là où la route se termine». Les acteurs ne sont autres que les gens du village (à part le personnage principal qui est comédien de métier), ce qui donne parfois une étrangeté à la scène, un ton très naïf mais intéressant (d'ailleurs mon prof avait beaucoup d'anecdotes bien cocasses à nous raconter sur les entrevues avec les gens du village). Si vous n'êtes pas au courant, le film raconte tout simplement l'histoire d'un homme qui met un terme à la vie de sa mère gravement malade et qui va l'enterrer «au bout du monde», au village non-autochtone le plus au Nord du Québec, où il prendra le temps de recommencer sa vie.
Le film était dans la sélection pour la Quinzaine à Cannes mais a été parmi les derniers à être enlevé de la liste. Il est en ce moment-même officiellement retenu pour un autre grand festival international, mais je viens d'apprendre (par le journal quand même) que mon prof m'a donné une information privilégiée et donc que je n'ai pas le droit d'en parler... ;-P


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Le mois de juillet à Montréal rime avec...FANTASIA! Et encore une fois je serais spectatrice active à ce festival de films fantastiques et de genre que j'ai connu en 2001, à l'époque où le festival se tenait encore au Cinéma Impérial (vous vous rendez compte? Ils avaient présenté cette même année la nouvelle copie restaurée de Akira!). Je dis «spectatrice active» parce que le nombre de films que j'y vois se compte par dizaines à chaque édition. La programmation a paru cette semaine, mais la vente de billet ne débutera que le 5 juillet, le festival se tenant du 7 au 25 juillet au Théâtre Hall et à la salle J.A. De Sève des deux pavillons de Concordia accessibles par le métro Guy.
Pour plus d'information vous pouvez visiter www.fantasiafest.com (les programmes papiers ne seront pas en vente avant le 30 juin).

Pour ma part j'essaierais de glisser quelques mots concernant les films les plus marquants que j'y aurai vu.

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Une dernière petite note: les critiques mangas dont je parlais dans mon message précédent seront publiées non pas sur mon blogue mais sur le site à narF, dans la section Fanclub, sous-section «Fanclub à Ariane».

samedi, mai 28, 2005

Manga! mangas...?

Comme à mon habitude pendant l'été, je retrouve une passion insatiable pour le manga, cette variation du neuvième art propre au Japon. J'ai cette semaine acheté neuf mangas que j'ai soit lus, soit très hâte de lire.

Les fans de cet art très particulier savent déjà que le marché du manga d'édition française a énormément changé, pendant les deux à trois dernières années. Je dirais qu'avant 2003, une «bonne année» pour l'édition française ne dépassait pas les 200 à 300 titres traduits et publiés. L'an 2004 s'est terminé avec non moins que 760 volumes traduits [chez les maisons d'édition française - je ne m'occupe pas dans cet article et en général des autres]. Ce gain de popularité, je ne peux pas vraiment l'expliquer puisqu'il concide justement avec une période dans laquelle j'ai plus ou moins complètement cessé de m'intéresser aux mangas. Je crois cependant que pour la France, cela coincide avec une période où les médias ont commencé à être plus cléments avec les mangas (on avait encore énormément de préjugés là-bas sur ces «japoniaiseries») grâce à certaines honneurs prestigieux gagnés par le manga entre autres au très sérieux Festival international de la bande dessinée à Angoulême.

Certains fans diront que la nouvelle situation n'est plus aussi intéressante que celle qu'il y avait auparavant, où l'on pouvait suivre toutes les séries ou à peu près et où il y avait tout un milieu «underground» créé autour du mouvement (fanzines, conventions et cosplays plus obscurs que les conventions grand public et orientées vers la vente que l'on retrouve souvent maintenant), or je n'oserais trop me plaindre puisque le gain de popularité à permis la publication de beaucoup de titres d'auteurs, moins accessibles auparavant pour des questions de marché (les éditeurs publiaient, par exemple, que quatre ou cing cent copies d'un livre de Taiyo Matsumoto, et pour les fans québécois cela signifiait qu'il fallait commander d'Europe).

Tout ceci pour en venir au fait que j'ai débusqué une excellente revue la fin de semaine dernière, dont voici une mini-critique que j'ai écrite pour les gens du forum de narF:

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Ça s'appelle «Les cahiers bédéka: à la découverte du manga», et c'est un hors-série de la collection de magazine mensuel qui s'appelle BÉDÉKA. BÉDÉKA est un magazine français qui se concentre sur la bédé franco-belge, or je ne pourrais en dire beaucoup plus puisque j'en ai jamais lu d'exemplaire. Jusqu'à maintenant ils ont sorti deux numéros hors-série, et tous deux se concentrent uniquement sur le manga (d'ailleurs sur le forum du site officiel, ils annoncent que tous les numéros hors-série concerneront les mangas exclusivement).

J'ai donc mis la main sur le deuxième hors-série, celui d'avril/mai 2005 (sur la couverture ça dit que c'est le numéro 1, mais c'est uniquement parce que le précédent était le «numéro zéro»). En couverture on y retrouve une superbe illustration de Jiro Taniguchi issue du manga Le sommet des dieux.
Le magazine est divisé en quelques parties: actualités, dossiers, entretiens (puisqu'il y a deux courtes entrevues avec des mangakas), critiques et finalement 100 pages de manga à lire (divisées entre trois mangas: L'arbre au soleil [Tezuka], Say hello to Black Jack [Syuho Saito] et de Coq de Combat [Hashimoto/Tanaka]). Le format en est un peu usité pour des magazines: il est deux fois plus grand qu'un livre de poche et épais de 150 pages.

Pour en venir au contenu: on y apprend un tas de choses, notamment que la NASA et les Pokémons font une alliance, que Akira Toriyama (le mangaka de Dragonball) a désigné une nouvelle voiture qu'on retrouve maintenant sur le marché, qu'un collectif de bédéistes américo-belgo-franco-nippon s'est créé pour une nouvelle collection d'oeuvres où se rencontre le neuvième art de chacune de ces nationalités respectives, etc.
Il y a aussi un dossier sur l'histoire du manga et sur les catégories de mangas. Les critiques de titres parus sont faites en fonction de l'intérêt des titres (on critique pas des oeuvres ultra-connues, par exemple, puisque ça servirait à rien) et la sélection des mangas publiés est extrêmement bien faite (en fait L'arbre au soleil est même en prépublication) et adulte: je n'aurais jamais pensé retrouver Coq de combat, un manga extrêmement intéressant mais très dur, dans un magazine quelconque...

Ce que j'en pense: WAHOU!
C'est jusqu'à maintenant le meilleur magazine concernant le manga que j'aie trouvé (et je suis triste que ce ne soit pas une édition normale, mais qu'un hors-série prévu de sortie deux fois par semestre) et probablement aussi le seul qui se concentre uniquement sur le manga sans toucher à l'anime.
C'est un magazine sérieux, quoi qu'il ne tombe pas non plus dans les grosses analyses: les articles sont [très!] courts mais l'info est concentrée et ça nous donne toujours envie d'en lire plus sur le sujet traité. Il y a beaucoup de recherche faite et on aborde l'art du manga justement d'un angle artistique, ce qui revient à dire qu'on ne s'arrête pas aux titres populaires mais qu'on cherche plutôt à traiter d'oeuvres importantes ou marquantes.
La mise en page est très bien, tout est fait pour faciliter la lecture. Les titres publiés le sont en sens de lecture ORIGINAL japonais (en tout cas pour 2 sur 3 des mangas parus dans ce numéro), ce qui donne un autre plus à la revues.

Autre aspect intéressant: c'est un magazine qui s'adresse aussi bien aux connaisseurs de mangas qu'aux fans de bédé franco-belge, puisque le magazine BÉDÉKA est orienté vers un lectorat de fanas de bédé. On prend donc une attention particulière à nous introduire aux titres dont on parle et au manga en général comme si on s'adressait à des gens qui ne sont pas nécessairement des connaisseurs de mangas. Ce qui est très intéressant lorsqu'on voudrait une petite intro ou lorsqu'on veut INITIER de nos amis ou de la famille.

LES MOINS:
Pour que vous compreniez l'importance capitale de se procurer le magazine (et donc d'encourager le staff à en faire une version mensuelle...), je vous en donne les deux seuls mauvais côtés selon moi (et j'ai cherché fort en vain pour en trouver d'autres) :
premièrement, il y a le prix, qui est assez élevé. La qualité du papier étant celle d'un livre de poche normal et les droits d'auteur pour la publication de 100 pages de planches d'éditeurs différents expliquent en grande partie le 10,50$ (après taxes) du magazine (l'import doit jouer aussi).
Le deuxième que je trouve est assez moindre: quelques fautes d'orthographe ou de syntaxes. Selon moi elles sont accidentelles (des erreurs d'inatention et de révision), mais ça peut toujours jouer sur une crédibilité (n'y a-t-il pas des fans de mangas français qui ont cessé de lire telles ou telles séries pour cause de mauvaise révision de la langue?).

J'ai trouvé le magazine dans la section bébé/manga de la Maison de la presse à Berri-uqam, mais il est probablement disponible ailleurs où le choix de magazines est relativement vaste.
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Donc, je voulais aussi demander l'avis général quant à un nouveau projet pour l'été. Je comptais commencer sur Cinéluctablement une section manga où j'écrirais principalement des courtes critiques ou commentaires sur les mangas que je lis. Je ne veux pas que ça prenne le dessus sur la section cinéma (qui, je sais, à déjà été assez négligée de ces-temps-ci) donc je ferais l'effort de balancer mes messages pour rester dans la vocation première du blogue. Je voudrais donc receuillir auprès de mon lectorat des commentaires quant à la création de cette nouvelle section; pour? Contre? Intéressé? Curieux? Pas curieux?...